17 janvier 2006

Les 5 merveilles du scoutisme

En reprenant le projet pédagogique du mouvement des Guides et Scouts d'Europe, j'ai redécouvert la colonne vertébrale du projet scout qui est développée à travers cinq buts. À l'heure où le monde virtuel habite l'esprit des enfants et des adolescents, une dose d’aventures à « la méthode scoute » permettrait de redonner du sens à l'éducation et de mieux former la jeunesse de France pour qu'elle vive réellement et sache prendre des responsabilités. Le projet de ce mouvement chrétien d’éducation favorise le développement harmonieux de la personnalité autour de cinq objectifs indissociables.

La santé et le développement physique
"Mens sana in corpore sano", le scout est invité à habiter, entretenir et respecter son corps. Si le sport s’est considérablement développé dans notre société, nombreux sont les enfants et les adolescents qui manquent de tonus, d’énergie, d’endurance, de souplesse. Les activités dans la nature et le cadre un peu spartiate du scoutisme favorisent l'acceptation du corps qui grandit pour que ce dernier ne soit ni survalorisé ni dénigré.

La formation du caractère
Par les exigences de la vie communautaire, à l’école de la nature, le scoutisme développe les qualités nécessaires à la construction d’une personnalité solide : le courage, la volonté, la persévérance, le dépassement de soi. Le scout reçoit très rapidement des responsabilités, chacun tient sa place. Toute la pédagogie scoute repose sur la nécessaire confiance qu'un adulte doit faire à un jeune et sur le partage des tâches communes dans la vie de la patrouille. Il va, en outre, se confronter aux autres par une vie fraternelle nouvelle et pratiquer des activités rustiques mêlées à un cérémonial traditionnel. Cet ensemble va lui permettre de sortir, temporairement, de la bulle familiale et du système scolaire pour compléter, peut-être avec une plus grande autonomie, la formation de son caractère.

Le sens du concret
À côté de la formation scolaire, intellectuelle et théorique, le scoutisme insiste sur le développement de la créativité, l’habileté manuelle, l’esprit pratique, le travail de ses mains. Une jeunesse qui est souvent, par ses jeux ou ses dérives, plongée dans un monde virtuel doit faire l’expérience de la réalité à travers des activités tirées d’occupations utiles (organiser son lieu de vie, s’alimenter simplement, utiliser les moyens que la nature procure…). La vie dans la nature redonne le goût de l’essentiel, l’envie de la pratiquer et acquérir de nouveaux savoirs.

Le don de soi
Le scoutisme est une école de service et de don de soi. Il vise à développer, à amplifier, à traduire en actes les capacités de générosité des jeunes. La BA (bonne action quotidienne), le service pour et avec la patrouille et l’esprit scout en général encouragent le jeune à se donner pour aller à la rencontre des autres et vivre la joie du don gratuit. Aujourd’hui, ce sont souvent les scouts qui participent à des œuvres caritatives et donnent l’image d’un engagement plein et entier… Scout toujours prêt (à servir) !

Le sens de Dieu
Baden Powell, fondateur du mouvement scout, ne concevait pas de scoutisme sans Dieu, sans la dimension spirituelle. Le scoutisme veut aider chaque jeune à savoir où il va, à trouver le sens de sa vie ; il veut être une occasion pour chacun de découvrir la présence de Dieu dans sa vie, en lui et dans les autres, de mieux le connaître, d’éclairer sa vie à la lumière des valeurs de l’Évangile. Le scoutisme ne prétend pas se substituer au catéchisme paroissial ou à l’éducation à la foi par les parents. Son approche concrète de la foi par un regard émerveillé sur la création, la richesse apportée par une communauté d’hommes et la participation régulière aux sacrements de l’Eglise invite simplement et fidèlement à se rapprocher de Dieu.

0 commentaires: