Il a parlé... Le demi-dieu des stades, des médias, des publicitaires et, plus étonnant, des politiques s'est expliqué hier soir sur son attitude agressive lors de la finale de la coupe du monde de football.
« Nous apprenons, avec beaucoup de tristesse (sic), que Zinedine Zidane n'est pas le demi-dieu qu'on a bien voulu nous présenter. Notre titi marseillais est en fait un être humain dans sa pure complexité… et ses limites ». On croit rêver lorsqu'on entend de telles bêtises journalistiques et on sort renforcé de la vision si peu positive que l'on peut avoir du football. Quel dommage qu'il n’y ait pas ou plus de modèle à opposer à ces demi-dieux déchus…
Et qu'en est-il de ce coup de boule asséné à ce joueur italien ? Pourquoi la vox populi a tout de suite compris et s'est empressée de pardonner ? On peut comprendre cette colère qui s'exprime face à une agression verbale attentant à l'honneur d’une mère ou d'une sœur. On comprend moins cette nouvelle version du responsable mais pas coupable qui consiste à s'excuser de son coup de boule sans le regretter. Qui a bien pu conseiller à notre icône nationale ce type de défense particulièrement inconséquente ? On ne pourra indéfiniment lui chercher des excuses…
Reconnaître son erreur face à des millions de téléspectateurs est une chose tout à fait courageuse ; mais elle est tout de suite remise en cause par cette quasi-justification d'un acte barbare qui, rappelons-le, fut particulièrement violent.
13 juillet 2006
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