27 mars 2006

Le pays de Jésus

Vous connaissez la situation particulièrement difficile des chrétiens au Proche-Orient.

Une bonne oeuvre...
L'Ordre du Saint-Sépulcre (www.ordre-du-saint-sepulcre.org) a reçu du Saint Père la mission de soutenir le Patriarcat Latin de Jérusalem et à travers lui les communautés chrétiennes de la Terre Sainte en difficulté. Il fait appel durant ce Carême 2006 à votre générosité pour aider les habitants du pays de Jésus. Des quêtes seront organisées dans les diocèses.

Un bon article...
« Si ça continue, la Terre sainte n’aura plus de chrétiens ». Une fois n'est pas coutume, lisons Libération !!! http://pagesperso.laposte.net/paixjuste/article.php3?id_article=461

De bons repères...
Le bien commun universel selon la DSE : Les dépendances humaines s'intensifient. Elles s'étendent peu à peu à la terre entière. L'unité de la famille humaine, rassemblant des êtres jouissant d'une dignité naturelle égale, implique un bien commun universel. Celui-ci appelle une organisation de la communauté des nations capable de "pourvoir aux divers besoins des hommes, aussi bien dans le domaine de la vie sociale (alimentation, santé, éducation ...), que pour faire face à maintes circonstances particulières qui peuvent surgir ici ou là (par exemple: subvenir aux misères des réfugiés, l'assistance aux migrants et à leurs familles ...)" (GS, n. 84).(CEC, n. 1911)
Pas plus que du bien commun des Cités particulières, on ne peut juger de ce qui est utile à toutes les Cités en général, si ce n'est en référence à la personne humaine; c'est pourquoi l'autorité publique et universelle doit surtout viser à ce que l'on reconnaisse les droits de la personne humaine, à ce qu'on les honore comme il se doit, à ce qu'on les conserve sans atteintes, à ce qu'ils croissent en substance; ce qu'elle peut réaliser soit par elle-même, s'il y a lieu, soit en créant sur le plan mondial les conditions grâce auxquelles les gouvernants des Cités particulières pourront remplir plus facilement leurs charges.(Pacem in Terris, n. 139)

16 mars 2006

Une bonne occasion de glander...

Les manifestations de jeunes contre le CPE posent un certain nombre de questions sur le sens à donner à ce mouvement plus ou moins spontané (comme souvent lorsqu'il s'agit de masturbation révolutionnaire...) et sur les objectifs pour des jeunes qui ne parlent plus que de droit au travail (sans effort, avec un minimum de contrepartie et de préférence bien payé). Le reste de la France, en spectateur inquiet, assiste à ce spectacle pathétique d'étudiants déconnectés et/ou manipulés.

Pour l'opposition, cette mobilisation est du pain bénit. La gauche n'a cependant pas de projet alternatif a proposer. Son soutien inconditionnel à ce mouvement estudiantin est un fin mélange d'hypocrisie et de démagogie. Mais, à droite, on commence à avoir l'habitude.

Pour les psychologues, nous sommes en face d'un mouvement de jeunesse assimilable à un rite initiatique, puisqu'il faut bien s'opposer à quelque chose (de préférence à une institution...). Ces promenades printanières auront, à défaut du grand soir attendu, permis le passage entre l'adolescence et l'âge adulte.

Pour le gouvernement, l'affaire est embarrassante. On hésite entre le choix d'une énième reculade et l'affirmation d'un projet politique cohérent (qui finira bien par payer...).

Le Français moyen demeure embarrassé dans de telles circonstances. Il est lui aussi partagé. Il aimerait que les choses bougent tout en soutenant ses enfants qui lui permettent, tout de même, de gueuler par procuration. Finalement, le Français est bien le coq gaulois qu'il n'a jamais cesser d'être : le seul animal à chanter les pieds dans la m...

03 mars 2006

Les mémoires du Crabe Tambour

Qui n'a pas rêvé, avec un brin de nostalgie, en contemplant le Crabe Tambour, film mythique du ciméma français ?

Derrière ce personnage fidèle, généreux et un rien énigmatique, on retrouve un de nos grands officiers : Pierre Guillaume, homme de contradiction pour notre temps et celui de l'époque post coloniale. Aujourd'hui disparu, il avait tout pour plaire à "nos beaux penseurs actuels" avec sa figure chevalresque et son honneur chevillé au corps... Un livre vient de paraitre sur son oeuvre française : ses mémoires post mortem. A lire et à diffuser !!!

Mot de l'éditeur
Pierre Guillaume, c'est le Crabe-Tambour, immortalisé par Pierre Schoendoerffer. Marin d'exception, il a vécu l'Indochine légendaire, celle des fumeries d'opium et des accrochages sur le réseau fluvial. Il a pris part à certains des épisodes les plus émouvants de la fin de la présence française, comme le sauvetage des catholiques du Tonkin. Au moment du départ des troupes, il choisit de rejoindre la France en jonque. Commence alors un périple de six mois, au terme duquel il s'échoue et devient l'hôte forcé d'une tribu somalienne. Délivré au terme d'une aventure rocambolesque, il reprend sa place dans la marine, jusqu'au jour où, son frère avant été tué en Algérie, il est encore l'auteur d'une première : il demande à changer d'arme pour le remplacer à la tête de son commando. Arrêté pour sa participation au putsch des généraux, il profite de son sursis pour repartir en Algérie et rejoindre l'OAS, engagement qui lui vaudra l'emprisonnement. Rendu à la vie civile, il continue de vivre sa passion pour la mer en renflouant et affrétant des navires. Ces mémoires sont ceux d'un homme d'honneur, qui a toujours suivi sa conscience. Disparu en 2002, Pierre Guillaume avait souhaité que ce livre, fruit de plusieurs années d'entretiens avec Elisabeth Escalle, soit publié après sa mort.