26 mai 2006

Immigration et cultures

L’image actuelle de l'Islam en France avec d'un côté son institutionnalisation par la création du Conseil Français du Culte Musulman et de l’autre l'apparition de mouvements fondamentalistes développe un profond malaise qui vient fragiliser notre tradition d'accueil et questionner notre unité nationale. Tâchons, avec l'aide de la Doctrine Sociale de l'Eglise, d'en connaître un peu plus sur le rapport entre l’immigration, le développement de nouvelles cultures en France et la préservation de l’identité nationale...

Il ne s'agit pas remettre en question la nécessaire ouverture au monde avec la fécondité de ses échanges humains et économiques. Pour autant on peut légitimement s'interroger sur le vivre ensemble à l’heure d'une recomposition sociale importante dans ce que l'on pourrait appeler l'islamisation progressive de la France. Il ne s'agit pas non plus de l'expression d'une peur même si le spectre du terrorisme islamique inquiète mais plutôt de ce que nous préparons pour l'avenir de notre nation : une société multiculturelle avec le risque du multiracisme ou la refondation de notre nation par la réaffirmation de notre identité faite, elle aussi, d’échanges ?

La communication est une donnée fondamentale entre les hommes et le repli sur soi aura toujours de sombres conséquences pour l'humanité. Car la glorification de sa propre nation isole les peuples, et fait obstacle à leur bien véritable ; elle commence par porter un très grand dommage là où le manque de biens à administrer demande au contraire la mise en commun des efforts, des connaissances et des moyens financiers, pour réaliser les programmes de développement économique, accroître et établir les échanges commerciaux et culturels (Populorum Progressio, n. 62).

Il est certain que ce qui unit les hommes est beaucoup plus important que ce qui les divisent. Si nous nous efforçons d'apprécier objectivement la réalité, nous sommes en mesure de constater que, au-delà de toutes les différences qui caractérisent les individus et les peuples, il y a entre eux une affinité fondamentale, étant donné que les diverses cultures ne sont en réalité que des manières différentes d'aborder la question du sens de l'existence personnelle. C'est justement là que nous pouvons mettre en évidence une source du respect qui est dû à toute culture et à toute nation (Discours à la 50e Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies, 1995, n. 9). Mais comprenons aussi que l'homme a besoin, pour la construction de sa personnalité, de s'attacher à des cercles d'inclusion : son pays, sa culture nationale et régionale, sa famille, son entreprise, son association...

Le chrétien ne peut être fermé aux réalités du monde et surtout aux hommes qui le composent. Dieu l'appelle à une ouverture du coeur, il lui demande aussi de concourir au bien commun en s'appuyant sur les dons qu'il lui donne. Toute l'activité humaine se situe à l'intérieur d'une culture et réagit par rapport à celle-ci. Pour que cette culture soit constituée comme il convient, il faut que tout l'homme soit impliqué, qu'il y développe sa créativité, son intelligence, sa connaissance du monde et des hommes.(…) Pour cela, la première et la plus importante des tâches s'accomplit dans le coeur de l'homme, et la manière dont l'homme se consacre à la construction de son avenir dépend de la conception qu'il a de lui-même et de son destin (Centesimus Annus, n. 51).

Le christianisme qui est avec les traditions grecque, latine et judaïque la matrice de notre civilisation européenne a une vision de l'homme à défendre. Cette vision n'est pas celle de la société libérale comme voudrait le faire croire les islamistes. Mais au-delà de notre vitrine économique et sociale, elle est une conception de l'homme basée sur la notion de personne et sur les exigences de la dignité, de la liberté et de la responsabilité. Cette vision a beaucoup souffert ces dernières années. Pour autant elle est encore inscrite dans les relations humaines de nos sociètés occidentales !!!

En définitif, ne nous laissons pas intimider par des discours humanitaro-gélatineux et irresponsables qui défendent la société multiculturelle. Sachons plutôt être pénétré de l'exigence du respect de l'autre et de ce que nous sommes. La haine de soi n’a jamais été un chemin vers l’autre… Et comme la préservation du bien commun est dans la mission des politiques, soyons confiants et aidons-les à promouvoir une société qui sait d'où elle vient pour aller généreusement vers les autres…

19 mai 2006

Une bonne occasion de parler de Jésus !


Le chretien peut légitimement se révollter et réclammer des comptes face à l'imposture littéraire, cinématographique et médiatique que constitue le Da Vinci Code. Il est aussi une bonne occasion de parler de Jésus...

Recensement de quelques bons livres :

L'Opus Dei : enquête sur le monstre par Patrice de Plunkett (Presses de la Renaissance)

Les impostures antichrétiennes : Des apocryphes au Da Vinci Code par Joseph-Marie Verlinde

Et de quelques bons sites...

http://www.davinci-codex.com/ Un rendez vous génial pour les internautes : à voir, à visiter et à soutenir !

http://www.opusdei.fr/sec.php?s=682 Réponses aux questions soulevées par le roman « Da Vinci Code » sur la vie de Jésus, l’Eglise Catholique et l’Opus Dei.