
Après
Harry Potter,
le Seigneur des Anneaux et bien d’autres histoires fantastiques tirées de romans à succès, le cinéma américain nous gratifie d’une superproduction qui risque, à l’image de
La guerre des étoiles, de se prolonger sur plusieurs
années !!!
Mais ne boudons pas notre plaisir car
Le monde merveilleux de Narnia, film hollywoodien tiré du livre
Les chroniques de Narnia de l’auteur anglo-irlandais C.S. Lewis (1898-1963), nous propulse dans un univers parallèle pour enfants où la poésie rime avec l’évangélisation… Rien de moins et c’est déjà une prouesse de pouvoir le sortir au pays qui refuse son héritage chrétien et qui a tant critiqué la Passion de Mel Gibson !!! Comme d’habitude les premiers coups viennent de ceux qui devraient être, au minimum, bienveillants. Philippe Maxence dans son introduction au formidable dossier qu’il consacre à ce sujet dans l’Homme nouveau de la quinzaine nous signale :
« Paradoxalement c’est le magazine La Vie qui a lancé l’attaque, dénonçant la sainte alliance entre Hollywood et les chrétiens et refusant de voir en Narnia des reflets chrétiens », et redit la portée exceptionnelle de cette adaptation :
« Ceux qui ont lu les Chroniques de Narnia n’ont pu être qu’émerveillés par la prégnance du christianisme dans cette œuvre enfantine, prégnance qui n’est pas allégorique (comme dans le Seigneur des Anneaux où il faut avoir une solide formation chrétienne pour apprécier la profondeur du message),
mais qui s’incarne par des reflets constants, exprimés sur le mode poétique ».Décidemment les américains, qui sont, paraît-il, capables du pire comme du meilleur (notre pauvre exception culturelle n’étant plus capable de grand-chose…), ont réalisé un film pour la jeunesse qui fait déjà grand bruit et qui devra, pour être intelligemment digéré par cette même jeunesse, faire l’objet d’une réappropriation puis d'une diffusion par les éducateurs chrétiens : l’évangélisation passe aussi par la culture… Une tentative de traduction de l’article de A. O. Scott dans le New York Times du 9 décembre dernier nous donne une idée de la conscience américaine sur la portée spirituelle du film :
"C. S. Lewis, qui a enseigné…à Oxford pendant de nombreuses années, a composé son grand cycle de sept romans sur l'imaginaire des enfants avec le Nouveau Testament à l'esprit ... Aux millions de lecteurs depuis les années 50 pour qui ses livres ont été une source de rêve d'enfance, les intentions religieuses de Lewis ont été évidentes, invisibles ou sous-jacentes".
Quel est le sens de la joie chez Lewis ?
Lewis appelle joie une expérience fondamentale pour lui, mais qui caractérise à ses yeux l’humanité. Il s’agit d’un désir, qui naît d’un expérience sensorielle et/ou esthétique – paysage, arbre, fleur, odeur du feu de bois, fragment de poème, etc. Cette expérience éveille en nous, selon Lewis, un désir immense qui dépasse de beaucoup son occasion, désir de la béatitude, de l’absolu, de Dieu, même si on en sait rien. Expérience intense, poignante, fugace, et plus heureuse que toutes les joies. D’où sans doute le nom choisi pour la désigner.
Extrait de l’interview de son biographe Irène Fernandez par l’Homme Nouveau
... et nos frères Protestants : http://www.awakeministries.net/?topage=14&page=narnia