02 décembre 2007

D'une jungle à l'autre...


Extrait du Figaro du 26/11/07 : "Emeutes à Villiers-le-bel"

Dès 18 heures, «entre 50 et 100 jeunes ont commencé à brûler des
poubelles après avoir incendié deux voitures». Quatre véhicules de police se sont d’abord rendus sur place, avant de rebrousser chemin sous une pluie de projectiles. Les riverains et une élue de la commune se sont plaints de la mobilisation tardive des forces de l’ordre. L’un d’eux confiait : «Certains jeunes montent sur les poteaux électriques pour briser les ampoules et plonger le quartier dans le noir.» Vers 21 heures, les jeunes ont incendié un garage, après l’avoir pillé. Huit policiers au moins et un pompier ont été blessés. Le commissaire de police, chef du district, a été pris à partie et souffre d’un traumatisme crânien.

Extrait de la dernière lettre d'Ingrid Bettancourt à sa famille

Je ne pourrais pas croire qu'il est possible de se libérer un jour d'ici, si je ne connaissais pas l'histoire de la France et de son peuple. J'ai demandé à Dieu qu'il me recouvre de la même force que celle avec laquelle la France a su supporter l'adversité, pour me sentir plus digne d'être comptée parmi ses enfants. J'aime la France de toute mon âme, les voix de mon être cherchent à se nourrir des composants de son caractère national, elle qui cherche toujours à se guider par principes et non par intérêts. J'aime la France avec mon cœur, car j'admire la capacité de mobilisation d'un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre, c'est s'engager. (…) Toutes ces années ont été terribles mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans l'engagement qu'ils nous ont apporté à nous tous qui ici, vivons comme des morts.

Où est la jungle ? Qui sont le sauvages ? Quel parrallèle faire entre la violence gratuite contre une cité et la violence exercée contre une personne au nom d'une idéologie ? Sans doute aucun. Mais les barbares sont à nos portes : les portes de nos villes et les portes de nos démocraties ! Et c'est étonnant de voir à quel point certains détestent notre pays... D'autres l'aiment, alors qu'ils pourraient, eux, se sentir complétement abandonnés... C'est à n'y rien comprendre !